Un monde à terminer

D’après la tradition juive, quand Dieu a créé le monde, le monde n’était pas fini. Aujourd’hui encore le monde est rempli de poches de chaos. Maladie, carences, violence, haine. Autant de preuves de l’incomplétude de la création du monde. Quand Dieu nous a faits, Dieu nous a demandé d’être ses partenaires dans son œuvre de la création du monde. C’est la vision juive du sens de la vie : Letaqèn olam bemalkhout Shaddaï, réparer le monde en lui donnant une image de l’Unité. Un coin du monde porte votre nom, un coin que vous seul, avec vos capacités et talents uniques, pouvez remettre sur pied. Vous avez dans vos mains le pouvoir de changer la vie d’un autre être humain. Vous avez le pouvoir de récréer le monde. Apprendre à utiliser ce pouvoir avec sagesse et vision peut être la mission et le sens de votre vie.
 

Le bonheur du poisson rouge

Il paraît que les poissons rouges ont une mémoire de quelques secondes. Le temps de faire le tour du bocal, ils ont oublié qu’ils sont déjà passés par là et ils redécouvrent avec émerveillement ce joli coin de bocal qu’ils ne connaissaient pas, et la jolie plante d’un vert tendre qui leur caresse les écailles.  Ni remords, ni regret, une vie nouvelle pleine de promesses, qui se réinvente à chaque tour de piste. Le bonheur intégral.

Notre mémoire nous joue des tours. Le bocal tourne à la boule de cristal :  les cafouillages du passé prédisent les échecs à venir.  Alors, mieux vaut s’en tenir là ? Non.  Rien à faire ?  Si.  S’offrir une mémoire de poisson rouge pour se concentrer sur les lendemains à construire. Ce n’est pas ce que nous avons fait qui détermine ce que nous faisons,  mais c’est ce que nous faisons qui donne du sens à notre passé.

Jésus lui répondit : Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. (Matthieu, 8,22)