De la liberté | la vie a un sens

De la liberté

La liberté d'aimer

Sortie de culte. Tu connais ce couple qui vient régulièrement depuis quelque temps ? Oui et je suis ennuyée : ce sont des catholiques qu’on a connus via les conférences oecuméniques auxquelles on assiste régulièrement. J’y rencontre aussi les X et les Y qui sont des catholiques convaincus et qui les connaissent et je n’ai pas osé leur dire. Et alors ? on s’en f.. ? Ils vont où ils veulent, non ? Arrive le prédicateur de dimanche dernier sur la parabole du bon Samaritain : « Nous ça fait 500 ans qu’on est hérétiques, et comme le bon Samaritain qui en tant que souillé[1] pouvait bien toucher un mourant pour lui venir en aide, on peut bien accueillir qui on veut : on n’a plus rien à perdre. ».

C’est ça la liberté – et ça n’a pas de prix.

      Luc 10, 30-37
Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort.
Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.
Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre.
Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit.
Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.
Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.
Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?
C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même.

[1] Pour les Juifs orthodoxes de l’époque, les Samaritains (Juifs restés en Israël au contraire de ceux qui étaient partis en exil) étaient impurs, de même que les cadavres. L’homme sur le bord de la route ayant été laissé pour mort, un Juif orthodoxe ne pouvait le toucher sans se souiller, ce qui explique l’attitude du sacrificateur et du lévite (=prêtre Juif). Dans cette parabole, Jésus propose une nouvelle fois de dépasser la Loi par l’amour.



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